J-K-L

Limite.

Mes réflexions sont parfois « limite« . Limite dérangeantes, limite malsaines, limite destructrices. Tu exagères Audrey, était la phrase fétiche de mon père. Je ne comprenais pas à l’époque pourquoi tant d’insolence de sa part (le reproche était réciproque), mais je commence à me dire qu’il fut précocement lucide sur la chose.

Oui, j’aime dépasser les limites : plus souvent celles des autres que les miennes d’ailleurs. Beaucoup plus confortable de déranger les idées préconçues que de sortir de ma propre zone de confort !

La liberté des uns s’arrête où commence celle des autres. Obscure expression qui ne cesse de m’échapper. Je traduirai à ma sauce – piquante – que là où les autres se sentent bien (miam-miam le mariage, les enfants, le crédit et la fidélité) : moi j’étouffe !! Et là où ces mêmes autres crèvent sournoisement d’angoisse, moi je m’amuse comme une gamine assoiffée de liberté et de connaissance.

 

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D-E-F

Ethique.

Je suis une nana sans morale (salope éthique!) : celle qui ne respecte aucun préjugé du genre « il faut » – et autres « c’est comma ça » … Je suis la traitresse à abattre, le moustique qui dérange et démange, celle qui met à mal (pour lui faire du bien) toute dualité de l’ombre et de la lumière.

Mes idéaux ne se nourrissent que de l’absurdité de ce monde. Assez jeune je décidai de ne pas avoir d’enfant, et pourtant je n’ai rien contre la maternité (quel courage!). Très vite, j’ai cerné que le mariage était une grosse arnaque, et pourtant je soutiens l’engagement sentimental et la solidarité inconditionnelle. Je vomis l’hypocrisie ambiante à la surface de notre belle planète, et pourtant je suis loin d’être parfaite.

J’aime grossir le trait quant à mes positions « philosophico-existentielles » (entendre choquer) car j’aime flirter avec les malentendus : je trouve que tout est bon pour inciter les gens à se poser les bonnes questions !

Soyons clair(e) : mon truc c’est la bienveillance et une saine curiosité. Rien de bien méchant ni condamnable, si ce n’est que ma curiosité m’amène parfois à explorer d’étranges contrées ; et comme on dit : « la limite des uns s’arrête (malheureusement) ou commence celle des autres ». Obscure expression qui m’échappe un peu : je trouverai donc pour excuse – comme s’il m’en fallait une – de ne pas bien avoir saisi  son bon sens !

 

P-Q-R

Pulsion

Avez-vous déjà ressenti ce pic d’adrénaline et d’excitation pendant lequel vous êtes à deux doigts (deux lèvres?) de basculer, de faire un truc « moche » qui sera lourd de fâcheuses conséquences ? L’envie se fait soudainement irrépressible. Tout argument devient futile, et la bouillie qui nous sert de cerveau se ligue toute entière contre nous !

En cet instant, plus rien de logique ne compte : ni le passé, ni les engagements, ni l’avenir. Juste vous, l’instant présent, et cet autre – parfois inconnu, fantasmé ou à peine découvert – et vous vous sentez prêt(e) à faire « la connerie » !!

Une espèce d’on-s’en-fout général que vous êtes persuadé(e) de regretter une fois consommé (devrais-je dire consumé) mais qu’une force obscure – voir extrêmement lumineuse – vous invite cruellement à savourer ! Saisir l’opportunité qui ne se représentera probablement pas.

Moment fugace qui parfois se prolonge plusieurs heures – ô doux supplice : la pulsion d’infidélité, bref instant de lâcheté ou courage de laisser la vie entrer à nouveau en soi ?

Oups … !

 

A-B-C

Aider.

Je ne suis ni une professionnelle de la santé ni une psychologue certifiée. Tout au plus une informaticienne ratée et une enseignante désabusée. Aider mon prochain (ou ma prochaine) reste pourtant mon unique pilier : la seule raison valable si je choisis de continuer à exister. D’ailleurs, j’ai pas encore décidé !

Je suis un être humain qui a son lot de névroses et d’angoisses existentielles. A force d’essayer de les comprendre, j’ai développé une certain nombre de compétences et de connaissances. A force de trébucher sur mes idéaux, j’en suis arrivée à collectionner pas mal de cicatrices : elles me sont beaucoup plus utiles que mes diplômes en papier.

Et si je tendais la main – sans titre pompeux ni professionnalisme à la con – pour partager un bout de ma solitude avec d’autres paumés – ou parents de paumés ? (Et si c’était déjà le cas?) Et si j’offrais ma curiosité, ma réalité, ma capacité d’analyse, et un peu de mon temps – physique (le virtuel c’est has been) – à toutes celles et ceux qui n’ont plus la force de chercher : le bon psy, le bon diagnostic, la bonne étiquette, la bonne vibration qui adoucira la douleur psychique …

Et si accompagner d’autres cœurs fêlés – pour les aider à rayonner – était bien plus qu’un métier : une destinée ! Je me le suis promis : place à un nouveau monde, dans ma vie du moins . Que l’on abatte cet oiseau moqueur qui chante à tue-tête qu’il « faut bien payer les factures ». Cet imbécile n’a pas encore compris que la boucle était bouclée, et que son cadavre servira à payer les intérêts de son crédit-télé. Ce que j’entrevois : la solidarité et la simplicité, l’amitié et la gratuité – une nouvelle humanité, qui sait ?

A-B-C

Bureaucratie.

Angoisse du soir, bonsoir. Angoisse de la nuit : agonie !! Je réfléchis encore à cette histoire de métier et d’argent : fichue humanité. Nous sommes finalement moins bien lotis que les animaux : libres, eux, pour la plupart. Laissez-moi brouter mes névroses en paix !

J’ai pourtant bien joué mon rôle de brave-petite glandouilleuse repentie il y a deux semaines. Et me voilà déjà convoquée pour aller découvrir les nouvelles aberrations bureaucratiques façon 2018. Pas de place pour les Chercheurs-en-bonheur dans ce monde. L’état vient sans cesse me chatouiller le sommeil : mon âme lui appartient et je ne lui échapperai point !

Il y a des choses qu’un formulaire informatique ne comprendra jamais, à commencer par mon incapacité chronique (et assumée) à supporter le brouhaha humain et l’absurdité de ses jeux sociaux. S’il y a pourtant une entité qui serait apte à comprendre mon aversion pour la race humaine, c’est bien une machine !! Froide et sans cœur, voilà le point commun entre le mode binaire (0 ou 1) d’un ordinateur et le cerveau d’un pion au service de notre joyeuse administration (esclave ou parasite, dans quelle case te rangera-t-on).

D-E-F

Employeur.

Y a-t-il plus beau métier que celui de travailler à être la plus belle version de soi-m’aime.

Le combat est à mener dans mon cœur tout autant que dans cette jungle qui m’entoure … Ah, la société, cette chienne qui rongera ma liberté pour peu que j’oublie de l’enterrer dans un recoin de mon jardin (si peu) secret.

Qui paiera mes factures en échanges de ma bienveillance, qui me rémunérera contre une tartine blogosphérique sans profit ni hypocrisie ? Qui investira sur la quête d’un monde meilleur, alors que ce qui fait tourner ce monde c’est la haine : de soi – n’écoute pas ton âme, mise tout sur un crédit – et des autres – jalouse-les, l’amour n’est pas rentable. Ne comptez plus sur moi pour jouer ce petit jeu-là !

Dieu que ce monde m’écœure ! Diable que ton pervers machiavélisme me semble plus admirable que leurs magouilles de pauvres petites créatures terrestres en mal de gloire et prêtes à se prostituer pour la planche à billets.

La liberté n’est peut-être qu’une illusion, et pourtant je préfère y mettre en jeu ma vie que de risquer la mort par ennui. Se shooter à la MDB, se lever chaque matin pour chouchouter des rentiers. Se battre contre du vent ou jouer les cerveaux lents : là où leur grisante vitesse les mènera au chaos, mon ivresse à moi, ce sont mes idéaux.

P-Q-R

Quête.

Quelques années déjà que je repousse les limites de mes possibles. Combien de paradoxes encore à explorer, et de labyrinthes à sonder ?

L’heure est néanmoins aux chaleureux enseignements. Et si aucun de mes mots ne te prouvera qu’un idéal existe, chacun de mes maux – existentiels –  sera l’illustration d’une liberté bien réelle : chaque choix posé permet d’approcher une perfection qui nous est propre.

Pas à pas, ne pas me montrer trop pressée. J’hurle dans ma propre obscurité depuis toujours, et parfois ma voie semble trouver écho quelque part : dans un cœur écorché, de l’autre côté de l’écran, chez un ami qui se fait discret ou chez une amante.

Ma vérité dérange et pourtant elle inspire… Elle inspire ! L’aurais-tu imaginé ? Pas moi.

J’ai décidé d’oser rayonner : pour toi – pour moi – pour ce monde qui s’englue dans de futiles luttes de pouvoir et quête matérialistes, alors que le bonheur des uns (que j’appelle Solitude, parfois), s’il est assumé, fera forcément le bonheur de tous. Je ne peux me résoudre à tirer un trait sur cette complexité si fascinante, si effrayante : comment réchauffer les cœurs si moi-même je ne me consume pas de l’intérieur.

Il y a pourtant un lourd prix à payer ! Aller de l’avant c’est parfois renier mes vieilles croyances, piétiner mes idéaux (et m’en créer de nouveaux?) : aller dans une direction qui semble si sombre et pleine de fâcheuses conséquences. N’y a-t-il pas plus beau défi à relever : à portée de main, un trésor à saisir … mais oserai-je tendre le bras ?