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Ethique.

Je suis une nana sans morale (salope éthique!) : celle qui ne respecte aucun préjugé du genre « il faut » – et autres « c’est comma ça » … Je suis la traitresse à abattre, le moustique qui dérange et démange, celle qui met à mal (pour lui faire du bien) toute dualité de l’ombre et de la lumière.

Mes idéaux ne se nourrissent que de l’absurdité de ce monde. Assez jeune je décidai de ne pas avoir d’enfant, et pourtant je n’ai rien contre la maternité (quel courage!). Très vite, j’ai cerné que le mariage était une grosse arnaque, et pourtant je soutiens l’engagement sentimental et la solidarité inconditionnelle. Je vomis l’hypocrisie ambiante à la surface de notre belle planète, et pourtant je suis loin d’être parfaite.

J’aime grossir le trait quant à mes positions « philosophico-existentielles » (entendre choquer) car j’aime flirter avec les malentendus : je trouve que tout est bon pour inciter les gens à se poser les bonnes questions !

Soyons clair(e) : mon truc c’est la bienveillance et une saine curiosité. Rien de bien méchant ni condamnable, si ce n’est que ma curiosité m’amène parfois à explorer d’étranges contrées ; et comme on dit : « la limite des uns s’arrête (malheureusement) ou commence celle des autres ». Obscure expression qui m’échappe un peu : je trouverai donc pour excuse – comme s’il m’en fallait une – de ne pas bien avoir saisi  son bon sens !

 

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Employeur.

Y a-t-il plus beau métier que celui de travailler à être la plus belle version de soi-m’aime.

Le combat est à mener dans mon cœur tout autant que dans cette jungle qui m’entoure … Ah, la société, cette chienne qui rongera ma liberté pour peu que j’oublie de l’enterrer dans un recoin de mon jardin (si peu) secret.

Qui paiera mes factures en échanges de ma bienveillance, qui me rémunérera contre une tartine blogosphérique sans profit ni hypocrisie ? Qui investira sur la quête d’un monde meilleur, alors que ce qui fait tourner ce monde c’est la haine : de soi – n’écoute pas ton âme, mise tout sur un crédit – et des autres – jalouse-les, l’amour n’est pas rentable. Ne comptez plus sur moi pour jouer ce petit jeu-là !

Dieu que ce monde m’écœure ! Diable que ton pervers machiavélisme me semble plus admirable que leurs magouilles de pauvres petites créatures terrestres en mal de gloire et prêtes à se prostituer pour la planche à billets.

La liberté n’est peut-être qu’une illusion, et pourtant je préfère y mettre en jeu ma vie que de risquer la mort par ennui. Se shooter à la MDB, se lever chaque matin pour chouchouter des rentiers. Se battre contre du vent ou jouer les cerveaux lents : là où leur grisante vitesse les mènera au chaos, mon ivresse à moi, ce sont mes idéaux.

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Hypersensibilité.

J’aime observer la race humaine. Ces bêtes sauvages qui me semblent souvent extra-terrestres …  alors que c’est moi qui ai probablement atterri sur la mauvaise planète. Aussi, car je ne fais pas exception à la complexité humanoïde : je voulais vous confier un petit concept que j’explore en ce moment.

La bienveillance – tout comme l’intelligence – semble pouvoir prendre tout un tas de formes (au moins 2018) : si j’étais relativement psychorigide jusque là quant au fait fait qu’elle devait s’exercer principalement en mode Bisounours – mais la naïveté ça fait particulièrement mal -, il m’apparaît une autre facette de la vérité : il est étonnamment possible de la diffuser en mode Machiavélique. Tout est question de survie lorsqu’on est un petit être fragile dans une jungle de bien étranges créatures neurotypiques.

Mon présent défi existentiel se présente donc ainsi : l’authenticité se pare-t-elle parfois de son jardin secret ? L’adaptation (pour ne pas dire manipulation) est-elle un outil respectable qui permet d’aller de l’avant tout en évitant de causer de tort à autrui ? Etat méditatif en cours. Les résultats de mon auto-sondage seront publiés d’ici une douzaine de mois ! Bonané.

Une année bisounours’esque qui s’annonce épique !

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Flémingite.

nom féminin; [prénom audrey]. 1. Conceptualisation de mon réseau neuronal. C’est à cause de ma neuro-atypie que j’ai besoin de cocooner 2. Ode à l’écologie musculaire. La méditation est tout un art 3. Gloire à Maslow qui avait compris le plein potentiel du plateau télé. Besoin de manger, de dormir et de se sentir en sécurité sur le canapé. Synonymes : rubikscubations, alchimisteries, séries.

 

 

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Emmerdeuse.

Mon enthousiasme fait souvent peur. Mes désespoirs aussi, d’ailleurs. Mes idéaux questionnent, remuent la merde et – c’est là que ça fait mal – se transforment en puissants miroirs. Qui ose se plonger dans mon regard fait face à ses propres démons : ces vérités dérangeantes qui font de moi une insolente. « Ça ne se fait pas, Audrey ». La vie c’est comme ça. Tu penses trop : « retourne bosser« et t’auras moins le temps de déprimer – entendre : inventer un monde meilleur.

Fichus moldus … Pas capables de voir en moi une once de baguette magique. Totale inaptitude à rêver, à s’élever et à cerner la subtilité de mes quêtes existentielles. Que je sois – il doit y avoir de ça – trop exigeante envers cette vie ; ou une emmerdeuse chronique – oui, aussi : plus jamais je ne confondrai la médiocrité dont ces z’autres se contentent avec la pureté que je sais exister et que je finirai par dénicher !

 

 

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Frustration.

Obscure sentiment qui génère toute une gamme d’émotions dérangeantes, urticantes, parfois même dévorantes ! Boussole intérieure qu’il est bon de consulter sans crainte – ni orgueil – afin de nous conduire vers quelques trésors de leçons de vie. La frustration et l’obsession ne sont peut-être que les deux faces d’une pièce qui mériterait le nom d’épanouissement : pour peu qu’on prenne la peine de se demander quelle personne on a envie d’être. Entre le fruit de mes en’vies et les surprises de la vie, j’ai confiance que le mixe sera pétillant !

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Diagnostic.

Faire un bilan, me faire diagnostiquer.

Aspie, névrosée ou licorne ; autiste ou cinglée, peu m’importe.

Tant de cas graves en souffrance. Et moi qui me permettrais le luxe de demander assistance. Ni gloire, ni honte, ni superflus. Juste – s’il vous plaît – une main tendue. Je ne cherche à me ranger dans aucune case : les contraintes et limites, ça me fout la rage.

Juste une grille de lecture à confirmer – ou d’un revers de soupir à balayer.

J’ai toujours senti ma différence, me pensant capricieuse et insolente. J’ai cru que le polyamour expliquerait tout : mes paradoxes, mes atypies, mes doutes. Que mes tendances Bi résoudraient le puzzle de ma vie. Incapable de coordonner besoins et envies, une ultime pièce reste manquante.

Ma vie semble m’échapper, encore ; inaptitude au travail, à la vie, au couple – au Dehors.

Quel fichu bilan pourrait bien m’aider à exister ?? Une simple étiquette n’y fera rien, je le sais !

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Une différence invisible.