P-Q-R

Quête.

Quelques années déjà que je repousse les limites de mes possibles. Combien de paradoxes encore à explorer, et de labyrinthes à sonder ?

L’heure est néanmoins aux chaleureux enseignements. Et si aucun de mes mots ne te prouvera qu’un idéal existe, chacun de mes maux – existentiels –  sera l’illustration d’une liberté bien réelle : chaque choix posé permet d’approcher une perfection qui nous est propre.

Pas à pas, ne pas me montrer trop pressée. J’hurle dans ma propre obscurité depuis toujours, et parfois ma voie semble trouver écho quelque part : dans un cœur écorché, de l’autre côté de l’écran, chez un ami qui se fait discret ou chez une amante.

Ma vérité dérange et pourtant elle inspire… Elle inspire ! L’aurais-tu imaginé ? Pas moi.

J’ai décidé d’oser rayonner : pour toi – pour moi – pour ce monde qui s’englue dans de futiles luttes de pouvoir et quête matérialistes, alors que le bonheur des uns (que j’appelle Solitude, parfois), s’il est assumé, fera forcément le bonheur de tous. Je ne peux me résoudre à tirer un trait sur cette complexité si fascinante, si effrayante : comment réchauffer les cœurs si moi-même je ne me consume pas de l’intérieur.

Il y a pourtant un lourd prix à payer ! Aller de l’avant c’est parfois renier mes vieilles croyances, piétiner mes idéaux (et m’en créer de nouveaux?) : aller dans une direction qui semble si sombre et pleine de fâcheuses conséquences. N’y a-t-il pas plus beau défi à relever : à portée de main, un trésor à saisir … mais oserai-je tendre le bras ?

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A-B-C

Amour.

Que de carapaces accumulées et abandonnées, de forteresses intérieures farouchement défendues ! La danse des miroirs poursuit son oeuvre : à chacune de mes rencontres c’est une de mes divines failles qui se met en lumière. Quel bonheur de pouvoir apprivoiser mes peurs les plus féroces. Devenir chaque jour une plus belle version de moi-m’aime : y a-t-il plus beau métier ?

Amour, Amitié, Affection, Attirance, Attachement .. Toute une panoplie de sensations à accueillir (oseras-tu!), et un puzzle à construire pour autant que l’on accepte de jouer pleinement le jeu de la Vie. La planète « Aim’otion » me semble souvent si étrange, moi qui ai le cerveau câblé pour les algorithmes et trucs-de-geeks, plus faciles à comprendre (et bidouiller) que l’âme humaine !

Un an que je tourne en rond dans mes textes et dans ma tête. J’écris, je m’embrouille et je t’embrouille. Je tambourine à la porte de la Déesse des Amiours, et ne cesse de l’inciter à me révéler ses plus lumineux secrets. D’anecdotes en témoignages je te confie mes quêtes, et me torture la plume à tenter de démêler le vrai du moins-faux.

Pourquoi Diable me suis-je laissée porter dans cette inconfortable (le confort n’est-il pas chiant) exploration des relations humaines ! Parce que plus ma vérité s’assume, plus ma curiosité se libère. Plus mes désirs se libèrent et plus TOI aussi tu t’assumes. Ma quête de liberté et aussi la tienne, en avais-tu conscience : parce que rendre ma vie plus libre c’est aussi t’offrir l’autorisation de t’inspirer de mes douces folie ! Étrange planète T’ère qui nous incite à nous libérer de ces trop-lourdes-chaînes, celles que l’on se met souvent à soi-M’aime.

 

A-B-C

Conditions.

Mon âme ne badine pas avec l’amour. D’ailleurs elle ne comprend rien à ces nuances sémantiques purement humaines. Respect, amitié, bienveillance, désir, partage, relation, couple, saphisme, épistolisme (moi aussi j’ai le droit d’en inventer) – et autres exotismes. Tout ceci n’est qu’un jeu de l’esprit : la délectation par le verbe lorsque la vie est en suspens.

Mon âme dit qu’on ne conjugue pas sentiments et conditions. L’un nourrit le cœur et l’autre l’assèche. Le premier ouvre le champs de tous les possibles et le second emplit la tête de doutes. Inconditionnel : voilà un mot qui devrait remplacer tous les autres.

Je t’aime si… ; Je deviendrai ton amie à condition de… ; Je resterai ton ami sauf si tu… ; Tu-Tu-tu : chapeau pointu ; Je te jette parce que tu ne veux pas… Pourquoi ne pas juste accepter les quelques – beaux et rares – cadeaux de la vie, définir des valeurs qui prennent en compte ces surprises qu’il est vain de vouloir contrôler, et juste AIMER – bordel d’amour : les con-ditions, c’est pour les cons, ou les geeks !

P-Q-R

Relations.

Inaptitudes. Quels mécanismes mettre en place ? Quelles stratégies inventer ? Quels sentiments promettre, et quelle intensité viser ?

Aimer est une chose facile – quoi que ; viser l’inconditionnalité, j’ai appris. Polyamour, mon amour. Envisager la personne désirée, c’est facile – se laisser désirer c’est aisé. Et ensuite ? Comment faire lorsque le jeu de l’amour, fut-il amitié, n’est que codes et frustrations refoulées. Des règles qui me sont étrangères. Etranges, et moi j’ère.

Intellectuellement, je suis disponible à toute heure. Emotionnellement, je suis dans le chaos la moitié du temps. Relationnellement, je suis une incapable qui déborde d’idéaux. Amoureusement : je n’existe pas. Voilà bien une identité qui ne me sied d’aucune manière. A la façon d’un petit animal apeuré, tout au mieux.

J’ai tant à donner, et un si grand vite existentiel à combler. Qui m’explicitera son propre mode d’emploi, et s’occupera – aussi bien que Lui – de moi ? A quel prix encaisse-t-il mes bizarreries, et qui d’autre se sent l’âme d’une infirmière de mes lubies ?

Alchimiste-Fée : c’est ça. Alchimiste, c’est la quête d’une science comme le besoin d’une béquille à chaque seconde de ma vie. La fée, c’est mon âme meurtrie : qui a tant à offrir mais refuse de s’ancrer dans cette bien fade réalité.

Une âme torturée

A-B-C

Animalité.

L’arcane du jour est le Diable. Invitation à plonger en moi : là où ça fait mal. Mon point faible ce sont les z’autres. Inaptitudes sociales ou ermite dans l’âme, ne persiste que l’angoisse de n’être pas norme’ale.

Les amis, la famille ; les amiours, les moitiés ; les cons ou les bienveillants. Ces autres parfois similaires, mais toujours sur une fréquence étrangère à la mienne. Je rêve malgré moi d’inclusivité, de partages et d’authenticité. Et pourtant le simple fait de sortir de mon cocon m’épuise au point de m’y vautrer à nouveau.

Ma solitude est mon plus grand amour. La sotte est à mon regret bien trop possessive ; avide de m’engloutir, elle me murmure à l’oreille de ne penser qu’à ses bienfaits. Sans cesse remise au goût du jour, quels que soit mes désirs et mon parcours, elle me poursuit, m’accompagne partout, me maltraite à l’infini certains jours.

Mon besoin de calme ne tolère nulle déroute, mon instinct animal alimentera sans cesse mes doutes. Et si de temps à autres je me mets à rêver d’une chaleureuse communauté : ce n’est que le temps d’un rêve, d’une utopie ou d’un fantasme pleinement avoué.

Une psy

P-Q-R

Profile.

💜 Âmes sensibles s’abstenir, ce profile dégouline de Naïveté et d’Utopies !!

34% glandouilleuse, 27% rêveuse, 42% déterminée-euse. Et déborde toujours des cases ! … Someone between Anarcho-Teddybear and Utopist-Dreamer.

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✨😏Extrait dont je tairai la source pour ne pas spoiler : « (…) un fort bouillonnement intellectuel, le besoin de toujours comprendre, un besoin vital d’espaces de dégagement à l’abri des sur-stimulations, un idéalisme, une affectivité débordante, un esprit critique aiguisé, une curiosité boulimique, une empathie hors du commun et une certaine forme d’impatience. »
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A-B-C

Amitié.

Je suis poly ; amoureuse si possible. Non pas – parce que j’ai envie de me disperser entre 3 amoureux, 5 amoureuses, 7 amants et 4 coquines par an. Je n’ai pas autant d’énergie ! Je suis Lutine. Non pas – parce que j’ai envie de consommer la première personne que je croise : ce n’est pas mon langage.  Je suis non-exclusive dans mes relations intimes. Pas uniquement parce que je suis Bi’pan’loveuse : un cœur qui ne fait aucune discrimination de genre, d’âge, de culture, de sensibilité.

Ma seule et unique clé : l’authenticité. La seule base qui mette d’accord mes innombrables paradoxes. Si je me sens une âme de petite Fée de l’amour, c’est peut-être parce que j’aime l’idée… d’aimer l’amour. Naïvement et simplement. Partir en quête de ce qui se cache derrière les illusions ; donner du sens à ce monde bien fade souvent.

La fraternité, la solidarité, la tribu : celle qui ne juge pas, n’attend pas, ne se frustre pas, ou ne se vexe pas au moindre défi à relever. Je crois que je rêve d’un autre type d’amour que celui qu’on m’a souvent proposé. J’ai toujours été très mauvaise en relations humaines et encore plus en relations amoureuses. Et pourtant cela fait déjà plusieurs années que je m’inflige ce défi plein de merveilleux obstacles. Et j’avance, en moi-même surtout. Je suis guidée par un profond besoin d’amitié : celle dont la pureté ne se distingue plus de celle d’un romantisme décadent.

A mes yeux, aussi embués soient-ils, il n’y a ni choix – ni limite – ni conditions. Dans mon monde, je n’ai plus peur de ne pas être à la hauteur. Dans mon monde à moi, je suis épanouie car complète du bonheur des z’autres : qui est aussi le mien. La seule forme de liberté en ce monde : l’émancipation absolue, guidée par la simple tolérance envers des besoins vitaux universels. Aimer et être aimé.e ; non pas baiser, consommer et zapper.

Je suis une espèce de Bisounours car c’est le seule concept que j’ai trouvé pour dire que j’ai en’vie d’être Amour en ce monde : avec ou sans pénétration, hétéro ou homo ou sans étiquette, avec tendresse surtout ; par la parole ou par écrit, en couple ou juste main dans la main, avec ou sans engagement si l’avenir fait trop peur … Je veux y croire : chacun, chacune est capable d’apprendre à explorer son univers intérieur ; devenir une meilleure version de soi-même à chaque rencontre et chaque émotion ressentie. Qu’elle soit douce ou remuante. La Joie : voilà bien l’objectif qui nécessite tant d’efforts.

Je ne prétends rien. Je ne promets rien : je me languis, c’est tout.