A-B-C

Chienne.

Mon cerveau fait des nœuds lorsque les mots de l’amour sonnent faux …

Pourquoi me dis-tu « Je t’aime » lorsque tu voudrais dire : rassure-moi, complète-moi, promets-moi, devine-moi. Pourquoi me demandes-tu si « Je t’aime » au lieu de dresser une liste d’exigences que je ne peux satisfaire. Pourquoi me hurles-tu « Je t’aime » alors que moi j’entends : je veux contrôler tes pensées, tes mots, tes fantasmes, tes actions, ton avenir et l’univers tout entier.

Laisse-moi t’aimer comme jamais personne ne t’a aimé.e : en toute liberté parce que la mienne rime avec responsabilité.

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A-B-C

Conditions.

Mon âme ne badine pas avec l’amour. D’ailleurs elle ne comprend rien à ces nuances sémantiques purement humaines. Respect, amitié, bienveillance, désir, partage, relation, couple, saphisme, épistolisme (moi aussi j’ai le droit d’en inventer) – et autres exotismes. Tout ceci n’est qu’un jeu de l’esprit : la délectation par le verbe lorsque la vie est en suspens.

Mon âme dit qu’on ne conjugue pas sentiments et conditions. L’un nourrit le cœur et l’autre l’assèche. Le premier ouvre le champs de tous les possibles et le second emplit la tête de doutes. Inconditionnel : voilà un mot qui devrait remplacer tous les autres.

Je t’aime si… ; Je deviendrai ton amie à condition de… ; Je resterai ton ami sauf si tu… ; Tu-Tu-tu : chapeau pointu ; Je te jette parce que tu ne veux pas… Pourquoi ne pas juste accepter les quelques – beaux et rares – cadeaux de la vie, définir des valeurs qui prennent en compte ces surprises qu’il est vain de vouloir contrôler, et juste AIMER – bordel d’amour : les con-ditions, c’est pour les cons, ou les geeks !

P-Q-R

Relations.

Inaptitudes. Quels mécanismes mettre en place ? Quelles stratégies inventer ? Quels sentiments promettre, et quelle intensité viser ?

Aimer est une chose facile – quoi que ; viser l’inconditionnalité, j’ai appris. Polyamour, mon amour. Envisager la personne désirée, c’est facile – se laisser désirer c’est aisé. Et ensuite ? Comment faire lorsque le jeu de l’amour, fut-il amitié, n’est que codes et frustrations refoulées. Des règles qui me sont étrangères. Etranges, et moi j’ère.

Intellectuellement, je suis disponible à toute heure. Emotionnellement, je suis dans le chaos la moitié du temps. Relationnellement, je suis une incapable qui déborde d’idéaux. Amoureusement : je n’existe pas. Voilà bien une identité qui ne me sied d’aucune manière. A la façon d’un petit animal apeuré, tout au mieux.

J’ai tant à donner, et un si grand vite existentiel à combler. Qui m’explicitera son propre mode d’emploi, et s’occupera – aussi bien que Lui – de moi ? A quel prix encaisse-t-il mes bizarreries, et qui d’autre se sent l’âme d’une infirmière de mes lubies ?

Alchimiste-Fée : c’est ça. Alchimiste, c’est la quête d’une science comme le besoin d’une béquille à chaque seconde de ma vie. La fée, c’est mon âme meurtrie : qui a tant à offrir mais refuse de s’ancrer dans cette bien fade réalité.

Une âme torturée

P-Q-R

Quatre-quarts.

De ses théories super-cliché à mes lubies à peines voilées, chez nous le jeu de l’amour n’est jamais tabou – au mieux fantasmé. Celui des sentiments n’est ni possession ni médicament ; plutôt un gâteau magique aux mille parts : quatre, c’est si peu suffisant. Il s’agrandit à chaque histoire, il a souvent mille visages – au moins n’est-il pas mirage.

Amoureuse aux milles paradoxes, mon conte de fée est parfois complexe ; princes, princesses et parfois sorcières : à la limite du sketch ! Les amis, les amants, les polycopines ; les envies, les bêtises, les Jodorowsky; les erreurs, les expériences, les ronronnements. Tout est amour, tout n’est qu’Aimant !

Quel joyeux défi cette année, de flirter avec le titre d’alchimiste-fée. La sagesse au bout du tunnel, et les casseroles karmiques qui s’allègent. Si la souffrance reste totale, la stabilité émotionnelle jamais atteignable ; me respecter et m’autoriser : plier comme le bambou mais ne jamais casser.

Un cœur déverrouillé et une sensibilité débridée ; au diable les angoisses existentielles, c’est à travers elles que je déploie mes ailes. Le conte initiatique de ma vie révèle ses mille et un secrets : l’exploration de mon propre monde à réinventer.

Une lutine

D-E-F

Fée.

Enchantée !

Alchimiste parce que je me demande sans cesse comment rendre le monde meilleur …

Fée parce que je suis certaine que l’Amour (pur) est la solution à tout.

En vrac : Abbyrowsky. Amitié. Animalité. AutisteBizarreBlogs. Boulot. Brouillons. Chienne. Conditions. ConfusionDiagnostic. Ecrire. EmmerdeuseHôtel. HypocrisieInfidèle. InsolenceQuatre-quarts. Mélancolie. Parolière. PartenariatRelations. Sexe.

Nouveauté parce que mon bébé-blog Surmélancolie du doué.

Utopiste parce que mon polyblog Histoires d’Amours Plurielles

Autrice parce que mon brouillon de blog Rubikscubations

Passionnée parce que mon livresque blog l’Abbybliothèque

Initiatique parce que mon exploration Impératrice & Co

Déterminée parce que je cherche et que je finirai par (me) trouver !!!

Namasté dans ton cœur-de-beurre !

A-B-C

Arc-en-Ciel.

Dans mon monde à moi …

Mon cappuccino ne refroidirait jamais
Pareil pour l’infusion oubliée sur un coin de table

La notion de distance n’existerait pas
Au moindre désir l’univers ferait son œuvre

Ni voitures ni horaires ni rendez-vous
Juste une synchronicité défiant toutes les lois

Le chat dormirait à nos côtés tout le jour
Offrant un divin spectacle méditatif

L’amour ne porterait pas d’étiquette
Ni même la sensualité : on serait tous bipoly

L’horloge ne serait qu’objet de contemplation
Et chaque minute se ferait cocooning

Et si je te disais que ce monde existe
M’y rejoindrais-tu ?

A-B-C

Amitié.

Je suis poly ; amoureuse si possible. Non pas – parce que j’ai envie de me disperser entre 3 amoureux, 5 amoureuses, 7 amants et 4 coquines par an. Je n’ai pas autant d’énergie ! Je suis Lutine. Non pas – parce que j’ai envie de consommer la première personne que je croise : ce n’est pas mon langage.  Je suis non-exclusive dans mes relations intimes. Pas uniquement parce que je suis Bi’pan’loveuse : un cœur qui ne fait aucune discrimination de genre, d’âge, de culture, de sensibilité.

Ma seule et unique clé : l’authenticité. La seule base qui mette d’accord mes innombrables paradoxes. Si je me sens une âme de petite Fée de l’amour, c’est peut-être parce que j’aime l’idée… d’aimer l’amour. Naïvement et simplement. Partir en quête de ce qui se cache derrière les illusions ; donner du sens à ce monde bien fade souvent.

La fraternité, la solidarité, la tribu : celle qui ne juge pas, n’attend pas, ne se frustre pas, ou ne se vexe pas au moindre défi à relever. Je crois que je rêve d’un autre type d’amour que celui qu’on m’a souvent proposé. J’ai toujours été très mauvaise en relations humaines et encore plus en relations amoureuses. Et pourtant cela fait déjà plusieurs années que je m’inflige ce défi plein de merveilleux obstacles. Et j’avance, en moi-même surtout. Je suis guidée par un profond besoin d’amitié : celle dont la pureté ne se distingue plus de celle d’un romantisme décadent.

A mes yeux, aussi embués soient-ils, il n’y a ni choix – ni limite – ni conditions. Dans mon monde, je n’ai plus peur de ne pas être à la hauteur. Dans mon monde à moi, je suis épanouie car complète du bonheur des z’autres : qui est aussi le mien. La seule forme de liberté en ce monde : l’émancipation absolue, guidée par la simple tolérance envers des besoins vitaux universels. Aimer et être aimé.e ; non pas baiser, consommer et zapper.

Je suis une espèce de Bisounours car c’est le seule concept que j’ai trouvé pour dire que j’ai en’vie d’être Amour en ce monde : avec ou sans pénétration, hétéro ou homo ou sans étiquette, avec tendresse surtout ; par la parole ou par écrit, en couple ou juste main dans la main, avec ou sans engagement si l’avenir fait trop peur … Je veux y croire : chacun, chacune est capable d’apprendre à explorer son univers intérieur ; devenir une meilleure version de soi-même à chaque rencontre et chaque émotion ressentie. Qu’elle soit douce ou remuante. La Joie : voilà bien l’objectif qui nécessite tant d’efforts.

Je ne prétends rien. Je ne promets rien : je me languis, c’est tout.