A-B-C

Bureaucratie.

Angoisse du soir, bonsoir. Angoisse de la nuit : agonie !! Je réfléchis encore à cette histoire de métier et d’argent : fichue humanité. Nous sommes finalement moins bien lotis que les animaux : libres, eux, pour la plupart. Laissez-moi brouter mes névroses en paix !

J’ai pourtant bien joué mon rôle de brave-petite glandouilleuse repentie il y a deux semaines. Et me voilà déjà convoquée pour aller découvrir les nouvelles aberrations bureaucratiques façon 2018. Pas de place pour les Chercheurs-en-bonheur dans ce monde. L’état vient sans cesse me chatouiller le sommeil : mon âme lui appartient et je ne lui échapperai point !

Il y a des choses qu’un formulaire informatique ne comprendra jamais, à commencer par mon incapacité chronique (et assumée) à supporter le brouhaha humain et l’absurdité de ses jeux sociaux. S’il y a pourtant une entité qui serait apte à comprendre mon aversion pour la race humaine, c’est bien une machine !! Froide et sans cœur, voilà le point commun entre le mode binaire (0 ou 1) d’un ordinateur et le cerveau d’un pion au service de notre joyeuse administration (esclave ou parasite, dans quelle case te rangera-t-on).

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J-K-L

Kidnapping.

Lorsqu’un enfant disparaît, il semble que la vie des parents s’arrête. Elle reste comme en suspens, plus rien d’autre ne compte. Toute l’énergie est dépensée à se demander : où est cette partie manquante de moi-même ; la chair de ma chair : rendez-moi mon bébé !

Je n’ai pas d’enfant – que les Déesses m’en gardent. Néanmoins j’ai le sentiment de vivre le même phénomène avec une partie de moi-même. Mon cerveau se comporte souvent comme s’il était sans cesse à la recherche d’un bout manquant : ma propre existence qui semble m’échapper ou m’avoir été enlevée depuis toujours. Syndrome du jumeau perdu, neuroatypie, lien transgénérationnel foireux, ou simple névrose ?

Comme s’il s’agissait de mon bébé, j’aimerais libérer ma Vie de son propre bourreau … Je donnerais tout ce que j’ai – le peu qu’il me suffit d’avoir – pour qu’elle ait la chance de grandir et s’épanouir. Elle a encore tant de belles choses à vivre !

Prisonnière de mes propres neurones, je suis la victime et le monstre à la fois : perdue dans ce monde qui s’obstine à me faire sentir que je suis étrangère, chaque journée est son propre combat. « A la recherche de moi-même » : un passionnant navet à découvrir dans vos salles ce mercredi 8 novembre !

 

D-E-F

Diagnostic.

Faire un bilan, me faire diagnostiquer.

Aspie, névrosée ou licorne ; autiste ou cinglée, peu m’importe.

Tant de cas graves en souffrance. Et moi qui me permettrais le luxe de demander assistance. Ni gloire, ni honte, ni superflus. Juste – s’il vous plaît – une main tendue. Je ne cherche à me ranger dans aucune case : les contraintes et limites, ça me fout la rage.

Juste une grille de lecture à confirmer – ou d’un revers de soupir à balayer.

J’ai toujours senti ma différence, me pensant capricieuse et insolente. J’ai cru que le polyamour expliquerait tout : mes paradoxes, mes atypies, mes doutes. Que mes tendances Bi résoudraient le puzzle de ma vie. Incapable de coordonner besoins et envies, une ultime pièce reste manquante.

Ma vie semble m’échapper, encore ; inaptitude au travail, à la vie, au couple – au Dehors.

Quel fichu bilan pourrait bien m’aider à exister ?? Une simple étiquette n’y fera rien, je le sais !

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Une différence invisible.

P-Q-R

Relations.

Inaptitudes. Quels mécanismes mettre en place ? Quelles stratégies inventer ? Quels sentiments promettre, et quelle intensité viser ?

Aimer est une chose facile – quoi que ; viser l’inconditionnalité, j’ai appris. Polyamour, mon amour. Envisager la personne désirée, c’est facile – se laisser désirer c’est aisé. Et ensuite ? Comment faire lorsque le jeu de l’amour, fut-il amitié, n’est que codes et frustrations refoulées. Des règles qui me sont étrangères. Etranges, et moi j’ère.

Intellectuellement, je suis disponible à toute heure. Emotionnellement, je suis dans le chaos la moitié du temps. Relationnellement, je suis une incapable qui déborde d’idéaux. Amoureusement : je n’existe pas. Voilà bien une identité qui ne me sied d’aucune manière. A la façon d’un petit animal apeuré, tout au mieux.

J’ai tant à donner, et un si grand vite existentiel à combler. Qui m’explicitera son propre mode d’emploi, et s’occupera – aussi bien que Lui – de moi ? A quel prix encaisse-t-il mes bizarreries, et qui d’autre se sent l’âme d’une infirmière de mes lubies ?

Alchimiste-Fée : c’est ça. Alchimiste, c’est la quête d’une science comme le besoin d’une béquille à chaque seconde de ma vie. La fée, c’est mon âme meurtrie : qui a tant à offrir mais refuse de s’ancrer dans cette bien fade réalité.

Une âme torturée

M-N-O

Mélancolie.

« Mélancoliquement Vôtre » est né en cette fin octobre 2017. Voici la liste des extraits déjà publiés, si tu es de nature curieuse !

Être enfin plus connectée au monde. [Lana Del Rey] * Le duduk ou l’extase de la mélancolie. [Jivan Gasparian] * Lorsque la mélancolie pathologique devient mélancolie créatrice. [Jardin et mélancolie en Europe entre le XVIIIe s. et l’époque contemporaine] * La mélancolie est une maladie qui permet de voir les choses comme elles sont. [Gérard de Nerval] * Un frisson de tendresse et de mélancolie. [Sidonie-Gabrielle Colette] * Mélancolie heureuse et bons vivants. [Tim Dup] * Remède à la mélancolie selon Jakuta. [Jakuta Alikavazovic] * Howard Phillips Lovecraft. [Michel Houellebecq] * La dure lutte du scarabée poète chômeur. [Michel Houellebecq] * Ressentiment et création artistique. [Michel Houellebecq] * Haine de soi, mépris des autres (et idéal d’amour). [Michel Houellebecq] * Le monde est une souffrance déployée. [Michel Houellebecq] * Tout chaud de vie. [Françoise Giroud] * Vivre (et aimer) ou mourir. [Colombe Schneck ] * Paresseux fieffé. [Henri Mitterand] * Déchet. [Jean Clair] * Nuits blanches, idées noires. [Orelsan] * Un animal égaré dans un monde étranger. [Hermann Hesse] * Elsa, Mamie et l’écharpe Gryffondor. [Fredrik Backman] * Le manuscrit de Harry Haller. [Hermann Hesse] * Sombre pronostic. [Jeanne Siaud-Facchin] *

Une source d’inspiration 

D-E-F

Fée.

Enchantée !

Alchimiste parce que je me demande sans cesse comment rendre le monde meilleur.

… Que puis-je faire pour toi, d’ailleurs ? Ce blog se veut être une bulle de solidarité : Aimerez-tu que je sorte de l’écran afin de débattre joyeusement de nos angoisses existentielles ? Que j’écoute ton histoire sans aucun jugement ni soulèvement de sourcil lourd de sens ? Te raconter les miennes afin que tu te sentes moins bizarre ou pas la seule créature à être tombée sur la mauvaise planète ?

Fée parce que je suis certaine que l’Amour (pur) est la solution à tout.

.. Et dans amour, il y a aussi : amitié – tendresse – attachement – écoute – inconditionnel – bienveillance – tolérance – abbyrowsky. amitié. animalité. autistebizarreblogs. boulot. brouillons. chienne. conditions. confusiondiagnostic. écrire. emmerdeusehôtel. hypocrisieinfidèle. insolencequatre-quarts. mélancolie. parolière. partenariatrelations. Sexe.

Ma blogosphère

Déprimée parce que mon bébé-blog Surmélancolie du doué. Utopiste parce que mon polyblog Histoires d’Amours PluriellesAutrice parce que mon brouillon de blog RubikscubationsPassionnée parce que mon livresque blog l’AbbybliothèqueInitiatique parce que mon exploration Impératrice & Co

Déterminée aussi, parce que je cherche et que je finirai par (me) trouver !!!

Namasté dans ton cœur-de-beurre !