A-B-C

Confusion.

Dans cet énorme jeu de piste qu’est ma vie (et ce n’est pas évident de faire du ludique dans cette société) – parfois je m’embrouille. Entre ce que je ressens et ce qu’on pense que je ressens ; entre ce que je pense et ce que je suis censée penser (si je n’étais pas aussi sensée) ; entre ce que je voudrais et ce que la majorité des gens voudraient dans ma situation. 

Je pense avoir ENFIN compris que cette confusion ne m’appartenait pas. J’ai du l’absorber comme une éponge : la majorité des personnes qui se permettent de m’expliquer ce que devrait être ma vérité mélangent souvent ce qu’ils disent avec ce qu’ils désirent secrètement ; mixent ce qu’ils pensent vraiment et ce qu’ils sous-entendent ; refusent ce qu’ils et elles n’assument pas, jalousent, ou craignent ! Mode éponge : OFF. Mode hérisson : ON. Touche pas à ma vérité, elle est plus douce que tu ne le crois.

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G-H-I

Hôtel.

Le temps est venu (permanente impermanence) des aménagements bienvenus : assumer mes différences et alléger les angoisses de mon existence.

5 ans de salariat, 5 ans d’artist’anat ; si peu le temps de trouver ma place – à 35 ans, déjà revenu le moment de jumper de case. Stable dans mon instabilité, vogue la galère ; assumer mes atypicités et espérer qu’un renouveau m’apaise. Princesse dans ma chambre d’hôtel ; tristesse à l’entrée du tunnel – au bout la lumière : au milieu l’espérance d’un choix juste. Dans la lumière, un amour ; dans l’ombre fut ma place – derrière le rideau trop d’angoisses ; plus de stress que de strass. Au carrefour d’une nouvelle vie – une autre encore – je souris à mes douces lubies : joli score, je l’espère, pour les 5 années à venir. L’incessante quête qui me mènera au cœur de moi-même : nouvelle identité, nouvelles règles, un rôle à réinventer.

Munie de ma plume, mon plaid et ma rage ; je prends du recul pour mieux me ravaler la façade ! Ode à ma liberté (Audrey de ma fidèle authenticité) : être perdue restera à jamais un instant de toute beauté.

12744507_10207927179519299_3015857640668769661_nUn amour inconditionnel.

A-B-C

Animalité.

L’arcane du jour est le Diable. Invitation à plonger en moi : là où ça fait mal. Mon point faible ce sont les z’autres. Inaptitudes sociales ou ermite dans l’âme, ne persiste que l’angoisse de n’être pas norme’ale.

Les amis, la famille ; les amiours, les moitiés ; les cons ou les bienveillants. Ces autres parfois similaires, mais toujours sur une fréquence étrangère à la mienne. Je rêve malgré moi d’inclusivité, de partages et d’authenticité. Et pourtant le simple fait de sortir de mon cocon m’épuise au point de m’y vautrer à nouveau.

Ma solitude est mon plus grand amour. La sotte est à mon regret bien trop possessive ; avide de m’engloutir, elle me murmure à l’oreille de ne penser qu’à ses bienfaits. Sans cesse remise au goût du jour, quels que soit mes désirs et mon parcours, elle me poursuit, m’accompagne partout, me maltraite à l’infini certains jours.

Mon besoin de calme ne tolère nulle déroute, mon instinct animal alimentera sans cesse mes doutes. Et si de temps à autres je me mets à rêver d’une chaleureuse communauté : ce n’est que le temps d’un rêve, d’une utopie ou d’un fantasme pleinement avoué.

Une psy

M-N-O

Mélancolie.

« Mélancoliquement Vôtre » est né en cette fin octobre 2017. Voici la liste des extraits déjà publiés, si tu es de nature curieuse !

Être enfin plus connectée au monde. [Lana Del Rey] * Le duduk ou l’extase de la mélancolie. [Jivan Gasparian] * Lorsque la mélancolie pathologique devient mélancolie créatrice. [Jardin et mélancolie en Europe entre le XVIIIe s. et l’époque contemporaine] * La mélancolie est une maladie qui permet de voir les choses comme elles sont. [Gérard de Nerval] * Un frisson de tendresse et de mélancolie. [Sidonie-Gabrielle Colette] * Mélancolie heureuse et bons vivants. [Tim Dup] * Remède à la mélancolie selon Jakuta. [Jakuta Alikavazovic] * Howard Phillips Lovecraft. [Michel Houellebecq] * La dure lutte du scarabée poète chômeur. [Michel Houellebecq] * Ressentiment et création artistique. [Michel Houellebecq] * Haine de soi, mépris des autres (et idéal d’amour). [Michel Houellebecq] * Le monde est une souffrance déployée. [Michel Houellebecq] * Tout chaud de vie. [Françoise Giroud] * Vivre (et aimer) ou mourir. [Colombe Schneck ] * Paresseux fieffé. [Henri Mitterand] * Déchet. [Jean Clair] * Nuits blanches, idées noires. [Orelsan] * Un animal égaré dans un monde étranger. [Hermann Hesse] * Elsa, Mamie et l’écharpe Gryffondor. [Fredrik Backman] * Le manuscrit de Harry Haller. [Hermann Hesse] * Sombre pronostic. [Jeanne Siaud-Facchin] *

Une source d’inspiration 

A-B-C·Abbycédaire

Atypique.

Un texte drapé du bleu de mes yeux pour un J+1 de la célébration des fêlés de ce monde … ceux qui laissent passer la Lumière ! Autistes, dépressionnistes, zhandicapés-pâméchants, neurozatypiques-piques, adeptes de koalattitude, de bisounourseries, de licornementations, d’anarchisteries, de zanormalités, de différences, de trop’êtreries ou de paz’assetteries ; Fuckeries et autres merveilles de l’esprit : allô le Monde, est-ce que toi tu vas bien dans ta norm’alité bien pensante ?