D-E-F

Diagnostic.

Faire un bilan, me faire diagnostiquer.

Aspie, névrosée ou licorne ; autiste ou cinglée, peu m’importe.

Tant de cas graves en souffrance. Et moi qui me permettrais le luxe de demander assistance. Ni gloire, ni honte, ni superflus. Juste – s’il vous plaît – une main tendue. Je ne cherche à me ranger dans aucune case : les contraintes et limites, ça me fout la rage.

Juste une grille de lecture à confirmer – ou d’un revers de soupir à balayer.

J’ai toujours senti ma différence, me pensant capricieuse et insolente. J’ai cru que le polyamour expliquerait tout : mes paradoxes, mes atypies, mes doutes. Que mes tendances Bi résoudraient le puzzle de ma vie. Incapable de coordonner besoins et envies, une ultime pièce reste manquante.

Ma vie semble m’échapper, encore ; inaptitude au travail, à la vie, au couple – au Dehors.

Quel fichu bilan pourrait bien m’aider à exister ?? Une simple étiquette n’y fera rien, je le sais !

a361c_img038-1024x441-1 (2)

Une différence invisible.

Publicités
P-Q-R

Relations.

Inaptitudes. Quels mécanismes mettre en place ? Quelles stratégies inventer ? Quels sentiments promettre, et quelle intensité viser ?

Aimer est une chose facile – quoi que ; viser l’inconditionnalité, j’ai appris. Polyamour, mon amour. Envisager la personne désirée, c’est facile – se laisser désirer c’est aisé. Et ensuite ? Comment faire lorsque le jeu de l’amour, fut-il amitié, n’est que codes et frustrations refoulées. Des règles qui me sont étrangères. Etranges, et moi j’ère.

Intellectuellement, je suis disponible à toute heure. Emotionnellement, je suis dans le chaos la moitié du temps. Relationnellement, je suis une incapable qui déborde d’idéaux. Amoureusement : je n’existe pas. Voilà bien une identité qui ne me sied d’aucune manière. A la façon d’un petit animal apeuré, tout au mieux.

J’ai tant à donner, et un si grand vite existentiel à combler. Qui m’explicitera son propre mode d’emploi, et s’occupera – aussi bien que Lui – de moi ? A quel prix encaisse-t-il mes bizarreries, et qui d’autre se sent l’âme d’une infirmière de mes lubies ?

Alchimiste-Fée : c’est ça. Alchimiste, c’est la quête d’une science comme le besoin d’une béquille à chaque seconde de ma vie. La fée, c’est mon âme meurtrie : qui a tant à offrir mais refuse de s’ancrer dans cette bien fade réalité.

Une âme torturée

A-B-C

Animalité.

L’arcane du jour est le Diable. Invitation à plonger en moi : là où ça fait mal. Mon point faible ce sont les z’autres. Inaptitudes sociales ou ermite dans l’âme, ne persiste que l’angoisse de n’être pas norme’ale.

Les amis, la famille ; les amiours, les moitiés ; les cons ou les bienveillants. Ces autres parfois similaires, mais toujours sur une fréquence étrangère à la mienne. Je rêve malgré moi d’inclusivité, de partages et d’authenticité. Et pourtant le simple fait de sortir de mon cocon m’épuise au point de m’y vautrer à nouveau.

Ma solitude est mon plus grand amour. La sotte est à mon regret bien trop possessive ; avide de m’engloutir, elle me murmure à l’oreille de ne penser qu’à ses bienfaits. Sans cesse remise au goût du jour, quels que soit mes désirs et mon parcours, elle me poursuit, m’accompagne partout, me maltraite à l’infini certains jours.

Mon besoin de calme ne tolère nulle déroute, mon instinct animal alimentera sans cesse mes doutes. Et si de temps à autres je me mets à rêver d’une chaleureuse communauté : ce n’est que le temps d’un rêve, d’une utopie ou d’un fantasme pleinement avoué.

Une psy

D-E-F

Fée.

Enchantée !

Alchimiste parce que je me demande sans cesse comment rendre le monde meilleur.

… Que puis-je faire pour toi, d’ailleurs ? Ce blog se veut être une bulle de solidarité : Aimerez-tu que je sorte de l’écran afin de débattre joyeusement de nos angoisses existentielles ? Que j’écoute ton histoire sans aucun jugement ni soulèvement de sourcil lourd de sens ? Te raconter les miennes afin que tu te sentes moins bizarre ou pas la seule créature à être tombée sur la mauvaise planète ?

Fée parce que je suis certaine que l’Amour (pur) est la solution à tout.

.. Et dans amour, il y a aussi : amitié – tendresse – attachement – écoute – inconditionnel – bienveillance – tolérance – abbyrowsky. amitié. animalité. autistebizarreblogs. boulot. brouillons. chienne. conditions. confusiondiagnostic. écrire. emmerdeusehôtel. hypocrisieinfidèle. insolencequatre-quarts. mélancolie. parolière. partenariatrelations. Sexe.

Ma blogosphère

Déprimée parce que mon bébé-blog Surmélancolie du doué. Utopiste parce que mon polyblog Histoires d’Amours PluriellesAutrice parce que mon brouillon de blog RubikscubationsPassionnée parce que mon livresque blog l’AbbybliothèqueInitiatique parce que mon exploration Impératrice & Co

Déterminée aussi, parce que je cherche et que je finirai par (me) trouver !!!

Namasté dans ton cœur-de-beurre !

Abbycédaire·Non classé·S-T-U

Seule.

Je me sens seule et incomprise. En bonne voie et extrêmement chanceuse. Z’amoureux est hyper-inspiré par ses projets artistiques ; z’amoureuse est hyper-célébrée dans ses événements familiaux ; meilleure z’amie est hyper-heureuse dans ses changements hormonaux et meilleur z’ami est hyper-occupé à kiffer sa life. Le premier m’aime malgré nos différences ; la seconde m’aime malgré la distance ; la troisième m’adore malgré mes valeurs ; le dernier m’adore malgré ma koalatitude. Moi je les aime à l’infini et leur bonheur fait le mien !! Mais. (#CestJamaisBeauUnMais). Je me sens seule car l’artiste ne comprend pas ma sensibilité, car la chérie ne partage pas mes idéaux ; car la maman ne ménage pas mon mal-être ; car le mari ne peut décemment pas être plus présent. Je me sens seule face à mes peurs qui rejaillissent, face à un monde qui bouge et dont je reste en retrait, face à ma philosophie de vie trop compliquée pour moi-même. Seule face à ma nostalgie d’un Ailleurs et face à ces Amours qui Vivent comme si c’était d’une évidence-même. Tiraillée entre ma douce solitude et une inexplicable détresse, je ne sais plus si la sagesse réside dans ce lâcher-prise qui m’habite depuis peu ou si c’est justement ce trop-lâcher qui m’a plongée il y a longtemps déjà dans un Abby’me trop profond qui m’empêche désormais de percevoir  la Lumière de Leur monde.