A-B-C

Bureaucratie.

Angoisse du soir, bonsoir. Angoisse de la nuit : agonie !! Je réfléchis encore à cette histoire de métier et d’argent : fichue humanité. Nous sommes finalement moins bien lotis que les animaux : libres, eux, pour la plupart. Laissez-moi brouter mes névroses en paix !

J’ai pourtant bien joué mon rôle de brave-petite glandouilleuse repentie il y a deux semaines. Et me voilà déjà convoquée pour aller découvrir les nouvelles aberrations bureaucratiques façon 2018. Pas de place pour les Chercheurs-en-bonheur dans ce monde. L’état vient sans cesse me chatouiller le sommeil : mon âme lui appartient et je ne lui échapperai point !

Il y a des choses qu’un formulaire informatique ne comprendra jamais, à commencer par mon incapacité chronique (et assumée) à supporter le brouhaha humain et l’absurdité de ses jeux sociaux. S’il y a pourtant une entité qui serait apte à comprendre mon aversion pour la race humaine, c’est bien une machine !! Froide et sans cœur, voilà le point commun entre le mode binaire (0 ou 1) d’un ordinateur et le cerveau d’un pion au service de notre joyeuse administration (esclave ou parasite, dans quelle case te rangera-t-on).

Publicités
D-E-F

Employeur.

Y a-t-il plus beau métier que celui de travailler à être la plus belle version de soi-m’aime.

Le combat est à mener dans mon cœur tout autant que dans cette jungle qui m’entoure … Ah, la société, cette chienne qui rongera ma liberté pour peu que j’oublie de l’enterrer dans un recoin de mon jardin (si peu) secret.

Qui paiera mes factures en échanges de ma bienveillance, qui me rémunérera contre une tartine blogosphérique sans profit ni hypocrisie ? Qui investira sur la quête d’un monde meilleur, alors que ce qui fait tourner ce monde c’est la haine : de soi – n’écoute pas ton âme, mise tout sur un crédit – et des autres – jalouse-les, l’amour n’est pas rentable. Ne comptez plus sur moi pour jouer ce petit jeu-là !

Dieu que ce monde m’écœure ! Diable que ton pervers machiavélisme me semble plus admirable que leurs magouilles de pauvres petites créatures terrestres en mal de gloire et prêtes à se prostituer pour la planche à billets.

La liberté n’est peut-être qu’une illusion, et pourtant je préfère y mettre en jeu ma vie que de risquer la mort par ennui. Se shooter à la MDB, se lever chaque matin pour chouchouter des rentiers. Se battre contre du vent ou jouer les cerveaux lents : là où leur grisante vitesse les mènera au chaos, mon ivresse à moi, ce sont mes idéaux.

M-N-O

Narcotique.

[n.m] Mécanisme capitaliste qui consiste à reproduire l’effet chimique de substances appelées « stupéfiants » : stupéfaction, en effet, face au subtile esclavagisme des temps modernes. Le travail est l’opium du peuple, mais qui voudrait mourir drogué. | Exemple de narcotique : le MBD [métro boulot dodo] qui – conformément à la définition – assoupit, engourdit, endort toute envie de vivre pleinement. Note 1 Si vous avez absorbé ce genre de poison (malheureusement légal), veuillez contacter de toute urgence le service « Emancipation » au numéro national -666-. Note 2 Consulter aussi la définition de : boulot.

 

G-H-I

Hôtel.

Le temps est venu (permanente impermanence) des aménagements bienvenus : assumer mes différences et alléger les angoisses de mon existence.

5 ans de salariat, 5 ans d’artist’anat ; si peu le temps de trouver ma place – à 35 ans, déjà revenu le moment de jumper de case. Stable dans mon instabilité, vogue la galère ; assumer mes atypicités et espérer qu’un renouveau m’apaise. Princesse dans ma chambre d’hôtel ; tristesse à l’entrée du tunnel – au bout la lumière : au milieu l’espérance d’un choix juste. Dans la lumière, un amour ; dans l’ombre fut ma place – derrière le rideau trop d’angoisses ; plus de stress que de strass. Au carrefour d’une nouvelle vie – une autre encore – je souris à mes douces lubies : joli score, je l’espère, pour les 5 années à venir. L’incessante quête qui me mènera au cœur de moi-même : nouvelle identité, nouvelles règles, un rôle à réinventer.

Munie de ma plume, mon plaid et ma rage ; je prends du recul pour mieux me ravaler la façade ! Ode à ma liberté (Audrey de ma fidèle authenticité) : être perdue restera à jamais un instant de toute beauté.

12744507_10207927179519299_3015857640668769661_nUn amour inconditionnel.